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CANCER DU TESTICULE

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May 15, 2013

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CANCER DU TESTICULE

Aucune donnée probante ne permet d’appuyer l’adoption d’un auto-examen mensuel des testicules. Toutefois, un tel examen peut vous aider (vous et votre médecin) à détecter les changements anormaux plus tôt. Si vous décidez de vous examiner, le meilleur moment est après un bain ou une douche, et le meilleur endroit est devant un miroir.

Pour ce faire, prenez un testicule dans vos mains et palpez les différentes parties en roulant doucement chaque testicule entre le pouce et l’index, à la recherche d’anomalies ou de bosses. Recommencez le processus pour l’autre testicule. Vous devriez reconnaître la forme ovale des testicules, qui sont lisses et fermes. Vérifiez la présence de bosse autour de l’épididyme, le conduit situé au sommet et au dos du testicule.

Lorsqu’un patient présente une tumeur testiculaire suspecte, le médecin vérifie ses antécédents familiaux, effectue un examen physique complet, dont l’examen des testicules et du scrotum, et demande des analyses sanguines. Les analyses sanguines mesureront les taux de marqueurs chimiques susceptibles d’indiquer la présence d’un cancer. Ensuite, le médecin peut prescrire une échographie du scrotum, un examen qui permet de déceler des masses ou des anomalies dans les testicules.

L’étape diagnostique suivante est la biopsie de la tumeur. C’est une intervention qui consiste à enlever le testicule atteint (excision-biopsie) et à en examiner le tissu pour y déceler des signes de cancer. Bien qu’il s’agisse de l’excision du testicule en entier, l’opération ne se fait pas à travers le scrotum mais plutôt à l’aide d’une incision dans l’aine. En enlevant tout le testicule, on réduit le risque de propagation du cancer.

Les marqueurs chimiques de la tumeur qui se trouvent dans le sang peuvent s’avérer très utiles pour le diagnostic du cancer du testicule tout comme pour son traitement et le suivi. Le mode d’apparition de ces marqueurs (alpha-fœtoprotéines, gonadotrophines chorioniques humaines bêta et lacticodéshydrogénase), peut aider à déterminer le type de cancer du testicule et le type de traitement indiqué.

Une fois le diagnostic établi, il est important de déterminer le stade du cancer. Pour ce faire, on effectue une radiographie pulmonaire et une tomodensitométrie ou une imagerie par résonance magnétique de l’abdomen et de la région pelvienne, de même qu’une scintigraphie osseuse. La radiographie permet de savoir si le cancer a envahi les poumons, alors que la tomodensitométrie renseigne sur sa propagation au niveau des ganglions lymphatiques de l’abdomen. Certains médecins recommandent l’utilisation de substances de contraste spéciales lors des radiographies. Ainsi, la pyélographie intraveineuse permet d’explorer l’appareil urinaire, et la lymphangiographie permet de visualiser le système lymphatique.

Voici les différents stades du cancer testiculaire :

stade 1 : le cancer est encore limité au testicule ou le taux d’au moins un marqueur de la tumeur est très élevé;

stade 2 : le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques abdominaux;

stade 3 : le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps, comme les poumons ou le foie, ou le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques de l’abdomen et les taux des marqueurs de la tumeur sont élevés.

Traitement et Prévention

Le traitement de première intention du cancer testiculaire est la chirurgie, qui vise à exciser le testicule atteint. Il se peut qu’on place un implant testiculaire pour des raisons esthétiques. Grâce au testicule restant, la personne traitée peut toujours avoir des enfants et des érections normales.

L’intervention chirurgicale peut être suivie par de la radiothérapie, de la chimiothérapie ou une combinaison des deux. Pour certaines personnes, aucun traitement n’est recommandé après la chirurgie. Toutefois, l’équipe thérapeutique vous suivra régulièrement. L’oncologue (un médecin qui se spécialise dans le traitement du cancer) recommande souvent le suivi après la chirurgie, d’après le type de cancer et le stade de la maladie.

Les séminomes du stade précoce sont souvent traités par une combinaison de chirurgie et de radiothérapie ou par de la chimiothérapie. Les tumeurs de cellules germinales non séminomateuses sont souvent traitées à l’aide d’interventions chirurgicales plus importantes comme le curage radical rétropéritonéal (l’exérèse de certains ganglions à l’arrière de l’abdomen) suivi par une surveillance vigilante ou par de la chimiothérapie. Souvent, l’utilisation de chimiothérapie ou d’une intervention chirurgicale dépend de l’estimation du risque de l’aggravation ou de la propagation du cancer (léger, intermédiaire ou élevé). Divers facteurs, comme le type et le stade du cancer et l’état de santé général peuvent indiquer qu’un traitement est plus approprié qu’un autre.

Pour la maladie plus avancée, comme les tumeurs volumineuses ou la maladie métastatique, le traitement chimiothérapeutique peut encore s’avérer très efficace. Il existe toujours un taux important de guérison même pour le cancer testiculaire qui s’est propagé à d’autres parties de l’organisme. Parfois, pour une maladie à risque élevé, mais surtout pour un cancer récurrent, une chimiothérapie à forte dose avec un apport de cellules souches autologues (une greffe de moelle osseuse provenant des cellules souches du patient lui-même après une chimiothérapie à forte dose) permet d’obtenir une rémission à long terme ou même une guérison.

Parmi les effets secondaires de la radiothérapie, on retrouve :

une perte de l’appétit;

de la diarrhée;

de la fatigue;

de la nausée;

de la rougeur et une sécheresse de la peau au point d’irradiation.

La radiothérapie peut réduire la fertilité, mais la production des spermatozoïdes devrait se rétablir avec le temps.

Comme les médicaments de la chimiothérapie circulent partout dans le corps, un plus grand nombre de systèmes ou d’organes sont touchés par le traitement. Parmi les effets secondaires de la chimiothérapie, on retrouve :

des frissons;

de la diarrhée;

de la fatigue;

une chute des cheveux;

des lésions dans la bouche;

des nausées et des vomissements;

un essoufflement;

Certaines formes de chimiothérapie peuvent causer la stérilité; vous devez donc discuter de cette question avant le début du traitement. Aussi, il est recommandé d’en discuter au préalable, et les personnes qui désirent procréer ultérieurement devraient voir avec leur médecin la possibilité d’entreposer leur sperme.

Après le traitement du cancer, les médecins recommandent habituellement aux patients de subir des analyses sanguines et des radiographies pulmonaires tous les mois pendant un an, et tous les 2 mois pendant la deuxième année pour s’assurer de l’efficacité du traitement et de l’absence prolongée du cancer.

Les hommes atteints du cancer des testicules sont susceptibles de se sentir particulièrement vulnérables sur le plan psychologique, tout particulièrement parce que ce cancer les frappe au cours des années où ils pourraient fonder une famille. Un bon soutien psychologique constitue une partie importante du processus de guérison dans son ensemble.

En général, le cancer du testicule a une issue favorable : plus le dépistage est précoce, meilleur sera le résultat. Le cancer peut cependant réapparaître; aussi, ceux qui ont reçu un traitement doivent surveiller les signes d’un retour du cancer. Selon les statistiques, c’est au cours de la première année suivant le traitement que la probabilité de récurrence du cancer est la plus élevée.

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Richard Kabamba

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